il est possible que je finisse par vivre libre
j'ai l'impression que depuis deux ans je vis avec l'amour à mes côtés, mais qu'il me plombe
il me plombe évidemment c'était prévu, parce que je ne veux pas le vivre complètement
je ne veux rien en faire
je ne veux pas le présenter à mes amis (quels amis d'abord ?..)
je ne veux pas en faire ma famille
je ne veux pas en faire des bébés
c'est une douceur dont il faut se détacher
et je le sais que je suis tellement mieux quand j'essaye autre chose avec un petit monsieur, quelqu'un comme moi, quelqu'un qui n'a pas une famille déjà, quelqu'un qui n'a pas une femme déjà.
et moi, qui voudrait ne pas mentir, qui voudrait aussi avoir tout à vivre dans le futur.
Béatrice me dit qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans la lassitude, surtout pas.
et pourtant comme je souris, comme je ris, comme je chante.. Suis-je vraiment triste ? pourrais-je vraiment être plus heureuse ? Toutes ces difficultés à venir, si je me mets à penser que le futur existe...
Mais il faut que j'arrête d'être lâche, que je regarde en face, que je vois, que j'ai confiance, que je pense pouvoir vivre autrement.
Vivre autrement, c'est le sujet, tous les deux ans.
Je ferai quoi dans deux ans ?
Je quitterai encore, dans les pleurs, la vie que j'essaye de construire, peut-être, maintenant.
Je suis vraiment petite et j'ai pas beaucoup de force. J'ai besoin d'un regard sur moi et de quelqu'un qui me dise, qui profite, parce que je suis belle, je suis belle seulement si quelqu'un le croit. Et j'ai besoin que quelqu'un le croie, et j'ai besoin de me réfugier contre un rocher attendri.
Tant de besoin, et aussi tant de dons que j'ai reçu et que j'ai cultivés, parfois dans la douleur. Je me sens moins démunie, moins nulle, mais toujours aussi perdue quelque fois. Je crois que le bonheur n'est pas si loin, il faudrait juste m'éloigner un peu de cette impasse.
28 juil. 2006
26 juil. 2006
trop chaud
trop collant
la vie reste par terre
et le bruit de la pluie
ne décolle pas
ne m'envole pas.
rien que les heures
rien que les secondes
passées pour rien
et l'envie de rien
comme on croirait entre nous
un grand écart et pourtant
de plus en plus proches
inséparables
comme la mort.
comme un coup dans l'eau
comme les feuilles qui ne tombent pas encore
comme la neige qui ne tombe pas encore
comme les fleurs qui ne tombent pas encore
comme la chaleur qui ne tombe pas encore.
qui ne tombe pas
qui ne se relève pas.
trop collant
la vie reste par terre
et le bruit de la pluie
ne décolle pas
ne m'envole pas.
rien que les heures
rien que les secondes
passées pour rien
et l'envie de rien
comme on croirait entre nous
un grand écart et pourtant
de plus en plus proches
inséparables
comme la mort.
comme un coup dans l'eau
comme les feuilles qui ne tombent pas encore
comme la neige qui ne tombe pas encore
comme les fleurs qui ne tombent pas encore
comme la chaleur qui ne tombe pas encore.
qui ne tombe pas
qui ne se relève pas.
11 juil. 2006
Pardonnez-moi
Pardonnez-moi mon égoïsme total, écrasant
Pardonnez-moi de vivre en pensant que je suis le centre du monde
Pardonnez-moi de vivre en oubliant que je vais mourir
Pardonnez-moi de penser que je suis supérieur au reste du monde
Pardonnez-moi de penser avoir toujours raison
Pardonnez-moi de croire savoir quand je ne sais pas
Pardonnez-moi de croire trop vite ce que certains me disent
Pardonnez-moi de refuser de croire ce que d'autres me confirment
Pardonnez-moi ma cruauté à m'acharner sur les faibles
Pardonnez-moi ma lâcheté à me cacher des forts
Pardonnez-moi quand je fais semblant de donner sans rien attendre en retour
Pardonnez-moi quand je triche en me cachant
Pardonnez-moi quand je me tais alors que je suis mortellement vexé
Pardonnez-moi de crier au scandale quand les choses ne sont pas graves
Pardonnez-moi quand je demande pardon sans le penser sincèrement
Pardonnez-moi de faire passer mes sentiments avant ceux des autres
Et si vous ne me pardonnez pas... pardon une seconde fois, car je sais que j'aurai l'arrogance de me pardonner à moi-même.
Pardonnez-moi mon égoïsme total, écrasant
Pardonnez-moi de vivre en pensant que je suis le centre du monde
Pardonnez-moi de vivre en oubliant que je vais mourir
Pardonnez-moi de penser que je suis supérieur au reste du monde
Pardonnez-moi de penser avoir toujours raison
Pardonnez-moi de croire savoir quand je ne sais pas
Pardonnez-moi de croire trop vite ce que certains me disent
Pardonnez-moi de refuser de croire ce que d'autres me confirment
Pardonnez-moi ma cruauté à m'acharner sur les faibles
Pardonnez-moi ma lâcheté à me cacher des forts
Pardonnez-moi quand je fais semblant de donner sans rien attendre en retour
Pardonnez-moi quand je triche en me cachant
Pardonnez-moi quand je me tais alors que je suis mortellement vexé
Pardonnez-moi de crier au scandale quand les choses ne sont pas graves
Pardonnez-moi quand je demande pardon sans le penser sincèrement
Pardonnez-moi de faire passer mes sentiments avant ceux des autres
Et si vous ne me pardonnez pas... pardon une seconde fois, car je sais que j'aurai l'arrogance de me pardonner à moi-même.
10 avr. 2006
je ne sais pas pourquoi
ce qu'on fait
et ce qu'on ne fait pas
ce qui se dit
ce qui se garde
pour soi.
et si je savais
pourquoi
les choses
se défont se refont se rejouent
ne poussent pas
ne tremblent pas
ne crient pas
restent.
s'en vont.
je sais les mains
les mains qu'on presse, se défient
se délient, se déjouent, se rejoignent.
et comme un orage, les gens, changeants,
comme une orange, le plat de la main.
sur la terre endormie je dirai des poèmes
tout le jour et la nuit je resterai la même
et la pluie et l'ennui s'appuyeront sur ma peine
je donnerai des jours, des nuits et des poèmes
dans le vide des nuits je passerai ma vie
tranquille, tranquillement endormie.
ce qu'on fait
et ce qu'on ne fait pas
ce qui se dit
ce qui se garde
pour soi.
et si je savais
pourquoi
les choses
se défont se refont se rejouent
ne poussent pas
ne tremblent pas
ne crient pas
restent.
s'en vont.
je sais les mains
les mains qu'on presse, se défient
se délient, se déjouent, se rejoignent.
et comme un orage, les gens, changeants,
comme une orange, le plat de la main.
sur la terre endormie je dirai des poèmes
tout le jour et la nuit je resterai la même
et la pluie et l'ennui s'appuyeront sur ma peine
je donnerai des jours, des nuits et des poèmes
dans le vide des nuits je passerai ma vie
tranquille, tranquillement endormie.
31 janv. 2006
Vivre machinalement
Vivre comme un robot
Aller quelque part
Revenir
Partir encore
Tourner rond
Tourner en rond
Respirer
Transpirer
Suer l'huile
Voir
Sentir
Analyser
Stocker
Et croire comprendre
Et croire savoir
Puis agir comme on nous l'a dicté
Suivre son programme
Le programme a été écrit par nos parents, nos professeurs
Et croire naïvement qu'on l'a écrit nous-mêmes, puis finalement découvrir à quel point nous sommes enchaînés
Etouffer
Angoisser
Est-ce que même nos sentiments ont été programmés ?
Est qu'aimer non plus n'est pas être libre ?
Tourner en rond
Tourner pas rond
Tourner vieux con
Vivre comme un robot
Aller quelque part
Revenir
Partir encore
Tourner rond
Tourner en rond
Respirer
Transpirer
Suer l'huile
Voir
Sentir
Analyser
Stocker
Et croire comprendre
Et croire savoir
Puis agir comme on nous l'a dicté
Suivre son programme
Le programme a été écrit par nos parents, nos professeurs
Et croire naïvement qu'on l'a écrit nous-mêmes, puis finalement découvrir à quel point nous sommes enchaînés
Etouffer
Angoisser
Est-ce que même nos sentiments ont été programmés ?
Est qu'aimer non plus n'est pas être libre ?
Tourner en rond
Tourner pas rond
Tourner vieux con
20 janv. 2006
Je souffre d'un complexe d'infériorité.
Je me sens, non, je me sais tellement petit, faible, inexpérimenté, maladroit, idiot.
Il est des domaines (cadre professionnel, études, amis, aptitudes physiques) où je me sens au contraire si bien, si sûr de moi, il n'est rien qui peut m'arrêter ou me donner l'impression que je fais quelque chose de mal. Je sais tout faire, et si jamais je me retrouve face à un problème inconnu, j'ai une entière confiance en mes capacités d'improvisation : je trouverai toujours un moyen.
Il est d'autres domaines (théâtre, dessin, bref, tout ce qui est artistique) où je me suis cru supérieur. J'ai cru pendant des années être un acteur de théâtre exceptionnel, je pensais pouvoir tout jouer, tout feindre, être drôle en toute circonstance. Heureusement (?) d'autres gens ont réussi à me montrer que j'avais tort, ce qui ne fut pas une mince affaire. Depuis, je sens que je stagne, je n'arrive pas à progresser, et pourtant, malgré la peur de mal jouer, malgré les dessins ratées, j'y prends toujours autant de plaisir.
Et enfin, il y a le reste : les domaines où je sais définitivement que je suis mauvais et que je ne ferai rien de bon. L'amour, la séduction, le sexe (un peu moins, j'ai heureusement été décomplexé en grande partie), les "femmes". Ma nullité crasse dans ce domaine est la brique de base de ma pensée, je ne pars pas seulement perdant d'avance : je suis l'échec jusque dans mes moindres pensées. Aujourd'hui je commence à guérir de cette lente maladie qui m'a accompagné pendant tant d'années.
Je viens de mesurer le chemin à parcourir, et il est long.
J'ai toujours adoré marcher longtemps sans trop savoir où j'allais. Reste à espérer que, contrairement à mes randonnées, cette fois je ne reviendrai pas au point de départ.
Je me sens, non, je me sais tellement petit, faible, inexpérimenté, maladroit, idiot.
Il est des domaines (cadre professionnel, études, amis, aptitudes physiques) où je me sens au contraire si bien, si sûr de moi, il n'est rien qui peut m'arrêter ou me donner l'impression que je fais quelque chose de mal. Je sais tout faire, et si jamais je me retrouve face à un problème inconnu, j'ai une entière confiance en mes capacités d'improvisation : je trouverai toujours un moyen.
Il est d'autres domaines (théâtre, dessin, bref, tout ce qui est artistique) où je me suis cru supérieur. J'ai cru pendant des années être un acteur de théâtre exceptionnel, je pensais pouvoir tout jouer, tout feindre, être drôle en toute circonstance. Heureusement (?) d'autres gens ont réussi à me montrer que j'avais tort, ce qui ne fut pas une mince affaire. Depuis, je sens que je stagne, je n'arrive pas à progresser, et pourtant, malgré la peur de mal jouer, malgré les dessins ratées, j'y prends toujours autant de plaisir.
Et enfin, il y a le reste : les domaines où je sais définitivement que je suis mauvais et que je ne ferai rien de bon. L'amour, la séduction, le sexe (un peu moins, j'ai heureusement été décomplexé en grande partie), les "femmes". Ma nullité crasse dans ce domaine est la brique de base de ma pensée, je ne pars pas seulement perdant d'avance : je suis l'échec jusque dans mes moindres pensées. Aujourd'hui je commence à guérir de cette lente maladie qui m'a accompagné pendant tant d'années.
Je viens de mesurer le chemin à parcourir, et il est long.
J'ai toujours adoré marcher longtemps sans trop savoir où j'allais. Reste à espérer que, contrairement à mes randonnées, cette fois je ne reviendrai pas au point de départ.
9 janv. 2006
Figurez-vous qu'il y a peu de temps, j'ai décidé de devenir sûr de moi.
Et aujourd'hui, je dois assumer ce choix.
Et jamais je n'aurai cru que ça serait aussi difficile.
Alors, c'est ça, être sûr de soi ?
C'est dire des choses idiotes sans vraiment les penser, déclencher des vexations puis des disputes et devoir les mener à leur triste terme sans jamais pouvoir revenir en arrière ?
C'est expliquer aux gens qu'on mérite leur confiance puisqu'ils ont la nôtre, alors qu'au fond de nous on se méfie d'eux à chaque instant ?
C'est regarder son coeur d'un oeil extérieur en tentant de le déchiffrer alors que le coeur est toujours derrière nous à nous pousser ?
Bref, c'est s'engager en improvisant à chaque seconde, se lancer sans jamais être sûr, tomber sans savoir atterir.
Moi, l'acteur, j'aurai voulu ne pas improviser ma vie, j'avais tant de certitudes, mais elles ne faisaient que masquer ma lâcheté : à force de vouloir être certain je ne faisais rien car j'avais trop peur, et, justement, on me montrait du doigt en m'accusant de ne pas "être sûr de moi", alors que c'était tout le contraire, j'étais absolument certain de tout ce que je faisais, c'est à dire presque rien. Aujourd'hui je me mets à prendre des risques et je m'en sens à la fois honteux et grisé, comme un enfant qui vient de voler des bonbons au marchand : pour l'instant je n'ai pas été pris, mais qui sait de quoi l'avenir sera fait ?
J'ai décidé de ne pas m'en faire et de manger les bonbons.
Et aujourd'hui, je dois assumer ce choix.
Et jamais je n'aurai cru que ça serait aussi difficile.
Alors, c'est ça, être sûr de soi ?
C'est dire des choses idiotes sans vraiment les penser, déclencher des vexations puis des disputes et devoir les mener à leur triste terme sans jamais pouvoir revenir en arrière ?
C'est expliquer aux gens qu'on mérite leur confiance puisqu'ils ont la nôtre, alors qu'au fond de nous on se méfie d'eux à chaque instant ?
C'est regarder son coeur d'un oeil extérieur en tentant de le déchiffrer alors que le coeur est toujours derrière nous à nous pousser ?
Bref, c'est s'engager en improvisant à chaque seconde, se lancer sans jamais être sûr, tomber sans savoir atterir.
Moi, l'acteur, j'aurai voulu ne pas improviser ma vie, j'avais tant de certitudes, mais elles ne faisaient que masquer ma lâcheté : à force de vouloir être certain je ne faisais rien car j'avais trop peur, et, justement, on me montrait du doigt en m'accusant de ne pas "être sûr de moi", alors que c'était tout le contraire, j'étais absolument certain de tout ce que je faisais, c'est à dire presque rien. Aujourd'hui je me mets à prendre des risques et je m'en sens à la fois honteux et grisé, comme un enfant qui vient de voler des bonbons au marchand : pour l'instant je n'ai pas été pris, mais qui sait de quoi l'avenir sera fait ?
J'ai décidé de ne pas m'en faire et de manger les bonbons.
29 déc. 2005
je suis dans une période triste
super triste
tout ce qui pourrait être joyeux n'a pas de valeur
je suis dans une période où je me dis que tout se paye
que l'impunité n'existe pas.
l'insouciance n'existe pas
la jeunesse est perdue
Tout ce qu'on fait, tout le luxe qu'on se paye, du matériel au spirituel, tout ça va se payer.
Tous ces moments où on n'a pas mal, ces moments où l'on écoute quelque chose d'intéressant à la radio, ces moments où l'on s'embrasse, tous ces moments, on ne les mérite pas.
Alors j'attends que le malheur revienne. Je l'appelle presque. Ma tristesse est un appel.
Ma tristesse est sans appel.
Je me dis que tout ça va mal finir, de toutes façons.
Le monde est mal barré
La France est mal barrée
Les jeunes sont mal barrés
La famille Bonhomme est super mal barrée
Je suis mal barrée
On va juste vieillir et mourir. Et on sera peut-être assez intelligents pour pas faire des gamins qui verront la terre mourir aussi. Petit à petit.
Sarkozy président; Finalement, c'est rien de bien important.
De toutes façons on est foutus.
Tous ces moments où l'on profite, de l'aspirine au festival de rock, de l'internet à la compote de pomme, j'ai l'impression que tout ça est bientôt fini. Je n'ai même pas envie d'en profiter, je me dis que plus on profite maintenant, plus on souffrira. Mais on souffrira de toutes façons. Reste à se dire qu'on y était pour rien.
"Quand on y est pour rien qu'on y est pour personne on peut toujours essayer l'amour au téléphone"
Les choses que l'on fait on les fait pour rien, c'est triste et c'est reposant.
Si y a rien de bien au moins c'est toujours ça de moins à se reprocher pour la suite, pour les gens qui souffrent, pour nos enfants.
Et ce qui fait mal fait tellement pas mal, c'est tellement normal.
Allez ça continue, allez, c'est pas grave. Y'a rien de bien, y'a rien de mal. Y'a pas d'avenir.
J'ose le dire ou j'ose pas le dire, bon sang ?
J'ose répéter ou pas cette rengaine de mon passé, le refrain
"je vogue à l'envers, parmis les fleurs renversées"
cette phrase, elle me chavire.
Joyeux Noël.
super triste
tout ce qui pourrait être joyeux n'a pas de valeur
je suis dans une période où je me dis que tout se paye
que l'impunité n'existe pas.
l'insouciance n'existe pas
la jeunesse est perdue
Tout ce qu'on fait, tout le luxe qu'on se paye, du matériel au spirituel, tout ça va se payer.
Tous ces moments où on n'a pas mal, ces moments où l'on écoute quelque chose d'intéressant à la radio, ces moments où l'on s'embrasse, tous ces moments, on ne les mérite pas.
Alors j'attends que le malheur revienne. Je l'appelle presque. Ma tristesse est un appel.
Ma tristesse est sans appel.
Je me dis que tout ça va mal finir, de toutes façons.
Le monde est mal barré
La France est mal barrée
Les jeunes sont mal barrés
La famille Bonhomme est super mal barrée
Je suis mal barrée
On va juste vieillir et mourir. Et on sera peut-être assez intelligents pour pas faire des gamins qui verront la terre mourir aussi. Petit à petit.
Sarkozy président; Finalement, c'est rien de bien important.
De toutes façons on est foutus.
Tous ces moments où l'on profite, de l'aspirine au festival de rock, de l'internet à la compote de pomme, j'ai l'impression que tout ça est bientôt fini. Je n'ai même pas envie d'en profiter, je me dis que plus on profite maintenant, plus on souffrira. Mais on souffrira de toutes façons. Reste à se dire qu'on y était pour rien.
"Quand on y est pour rien qu'on y est pour personne on peut toujours essayer l'amour au téléphone"
Les choses que l'on fait on les fait pour rien, c'est triste et c'est reposant.
Si y a rien de bien au moins c'est toujours ça de moins à se reprocher pour la suite, pour les gens qui souffrent, pour nos enfants.
Et ce qui fait mal fait tellement pas mal, c'est tellement normal.
Allez ça continue, allez, c'est pas grave. Y'a rien de bien, y'a rien de mal. Y'a pas d'avenir.
J'ose le dire ou j'ose pas le dire, bon sang ?
J'ose répéter ou pas cette rengaine de mon passé, le refrain
"je vogue à l'envers, parmis les fleurs renversées"
cette phrase, elle me chavire.
Joyeux Noël.
23 déc. 2005
Finalement, malgré tout, on aime.
On aime tout le temps.
On chante tous l'amour, et même dans notre douleur, nos erreurs, nos frustrations, nos doutes, nos solitudes, nous chantons l'amour, nous chantons pour ceux et celles que nous aimons et aussi pour ceux et celles que nous n'aimerons pas, nous chantons la sérénade à nos parents, à nos enfants, à notre famille, aux gens qu'ont aimerait voir vivre mieux, aux clodos qu'on voudrait voir sortis de la misère, aux inconnus qui pleurent dans la rue sans que l'on sache pourquoi, on chante aux couples inconnus qui s'engueulent dans la nuit, aux gens malades dont on espère la guérison sans savoir quel mal les affecte, aux enfants qu'on veut tous voir grandir heureux sans avoir la moindre idée de qui ils seront vraiment plus tard, on les aime tous un peu, on voudrait tous qu'ils soient heureux, on ne les connait pas, on ne leur parlera jamais, on ne les verra peut-être même pas, et pourtant, on se sent proches d'eux, on les aime.
Et peut-être même qu'à notre humble niveau d'amour, on leur donne quelque chose, on les aide.
Enfin, ce qui est certain, c'est qu'on leur offre plus à les aimer qu'à les haïr.
On aime tout le temps.
On chante tous l'amour, et même dans notre douleur, nos erreurs, nos frustrations, nos doutes, nos solitudes, nous chantons l'amour, nous chantons pour ceux et celles que nous aimons et aussi pour ceux et celles que nous n'aimerons pas, nous chantons la sérénade à nos parents, à nos enfants, à notre famille, aux gens qu'ont aimerait voir vivre mieux, aux clodos qu'on voudrait voir sortis de la misère, aux inconnus qui pleurent dans la rue sans que l'on sache pourquoi, on chante aux couples inconnus qui s'engueulent dans la nuit, aux gens malades dont on espère la guérison sans savoir quel mal les affecte, aux enfants qu'on veut tous voir grandir heureux sans avoir la moindre idée de qui ils seront vraiment plus tard, on les aime tous un peu, on voudrait tous qu'ils soient heureux, on ne les connait pas, on ne leur parlera jamais, on ne les verra peut-être même pas, et pourtant, on se sent proches d'eux, on les aime.
Et peut-être même qu'à notre humble niveau d'amour, on leur donne quelque chose, on les aide.
Enfin, ce qui est certain, c'est qu'on leur offre plus à les aimer qu'à les haïr.
22 nov. 2005
on cherche tous et on ne trouve pas
quelqu'un qui quand on rentre nous dit
qu'il est content qu'on soit là
que la vie est plus douce
et la tendresse et la lumière
que la vie vaut la peine
la peine et la joie et la rengaine
rengaine de la solitude
rengaine du toujours plus grand
toujours plus et jamais vraiment
on cherche tous, on n'y croit pas
quelqu'un qui soit juste à côté
juste pareil
juste différent
juste assez et juste tellement enveloppant
on se croirait à l'intérieur
au chaud, au dedans.
et le bout du nez souriant,
et les morceaux de mots qu'on murmure
et les petits éclats et les grands entrainements
les cascades et les tourneboulements
ou simplement, s'approcher en souriant, poser
encore une fois
sa main sur ses yeux
ses yeux sur sa bouche
sa bouche sur sa peau
sa peau sous sa main
et étouffer, tellement.
quelqu'un qui quand on rentre nous dit
qu'il est content qu'on soit là
que la vie est plus douce
et la tendresse et la lumière
que la vie vaut la peine
la peine et la joie et la rengaine
rengaine de la solitude
rengaine du toujours plus grand
toujours plus et jamais vraiment
on cherche tous, on n'y croit pas
quelqu'un qui soit juste à côté
juste pareil
juste différent
juste assez et juste tellement enveloppant
on se croirait à l'intérieur
au chaud, au dedans.
et le bout du nez souriant,
et les morceaux de mots qu'on murmure
et les petits éclats et les grands entrainements
les cascades et les tourneboulements
ou simplement, s'approcher en souriant, poser
encore une fois
sa main sur ses yeux
ses yeux sur sa bouche
sa bouche sur sa peau
sa peau sous sa main
et étouffer, tellement.
7 nov. 2005
Tu m'fais la têt' (c'est tout)
On s'fait la fêt' (ent' nous)
Je m'prends la tête (partout)
Une vie complète (dans l'coup)
La porte ouverte (vers où ?)
J't'en prie arrête (qu'c'est mou !)
On tue la bête (en nous)
Par-dessus tête (casse-cou !)
La vie est chouette (hibou !)
Tu es parfaite ! (c'est chou...)
Je m'y apprête (à genoux)
Comment t'es faite ? (en dessous ;-) )
Je vois la bête (en vous)
Je cache ma gêne (surtout)
Je cache ma peine (à vous)
Je crache ma haine (de tout)
J'suis un poète (pas vous ?)
Je crois qu'j'vous aime (c'est fou !)
On s'fait la fêt' (ent' nous)
Je m'prends la tête (partout)
Une vie complète (dans l'coup)
La porte ouverte (vers où ?)
J't'en prie arrête (qu'c'est mou !)
On tue la bête (en nous)
Par-dessus tête (casse-cou !)
La vie est chouette (hibou !)
Tu es parfaite ! (c'est chou...)
Je m'y apprête (à genoux)
Comment t'es faite ? (en dessous ;-) )
Je vois la bête (en vous)
Je cache ma gêne (surtout)
Je cache ma peine (à vous)
Je crache ma haine (de tout)
J'suis un poète (pas vous ?)
Je crois qu'j'vous aime (c'est fou !)
26 oct. 2005
J'ai envie de comprendre.
Je n'ai pas envie d'apprendre.
J'ai envie de savoir.
Je n'ai pas envie d'être contredit.
J'ai envie d'être au calme.
Je n'ai pas envie de m'ennuyer.
J'ai envie de manger de la viande en sauce.
Je n'ai pas envie de grossir.
J'ai envie de voyager.
Je n'ai pas envie de me déplacer.
J'ai envie de faire l'amour.
Je n'ai pas envie de ne pas dormir.
J'ai envie d'être aimé.
Je n'ai pas envie de séduire.
Et, quelque part, sur une planète lointaine, autour d'un astre inconnu, quelqu'un regarde dans le ciel en rêvant, fixant un point précis où il ne voit rien, et, en face, ici, sur Terre, moi, je regarde le ciel et je le vois, lui.
Et je regarde quelque part vers le Nord-Est, à travers la terre et le béton, à travers les routes et les arbres, à travers les voitures et les gens, à travers les camions et les oiseaux, et je te vois, toi.
Tu me manques.
Tu me manques comme ce qui est toujours là mais qu'on ne voit pas.
Tu me manques comme ce qu'on voit devant nous mais qu'on ne peut pas toucher.
Peux-tu me toucher de ta voix ?
Peux-tu me toucher du doigt ?
Tu me manques comme ce dont je peux me passer.
Tu me manques comme ce que je ne veux pas oublier.
Peut-on manquer de ce qu'on n'a jamais eu ?
Peut-on posséder entièrement quelque chose qui nous a manqué rien qu'une fois ?
Peut-on vraiment savoir ce qu'on désire sans l'avoir obtenu ?
Peut-on vraiment désirer quelque chose qu'on a déjà obtenu ?
Peut-on se forcer à oublier quelque chose ?
Peut-on se forcer à ne pas oublier ?
Peut-on manquer de tout sans exagérer ?
Peut-on ne manquer de rien sans mentir ?
Peut-on faire en sorte de manquer à quelqu'un ?
Peut-on se manquer à soi-même ?
Peu importe :
Toi, tu me manques.
Je n'ai pas envie d'apprendre.
J'ai envie de savoir.
Je n'ai pas envie d'être contredit.
J'ai envie d'être au calme.
Je n'ai pas envie de m'ennuyer.
J'ai envie de manger de la viande en sauce.
Je n'ai pas envie de grossir.
J'ai envie de voyager.
Je n'ai pas envie de me déplacer.
J'ai envie de faire l'amour.
Je n'ai pas envie de ne pas dormir.
J'ai envie d'être aimé.
Je n'ai pas envie de séduire.
Et, quelque part, sur une planète lointaine, autour d'un astre inconnu, quelqu'un regarde dans le ciel en rêvant, fixant un point précis où il ne voit rien, et, en face, ici, sur Terre, moi, je regarde le ciel et je le vois, lui.
Et je regarde quelque part vers le Nord-Est, à travers la terre et le béton, à travers les routes et les arbres, à travers les voitures et les gens, à travers les camions et les oiseaux, et je te vois, toi.
Tu me manques.
Tu me manques comme ce qui est toujours là mais qu'on ne voit pas.
Tu me manques comme ce qu'on voit devant nous mais qu'on ne peut pas toucher.
Peux-tu me toucher de ta voix ?
Peux-tu me toucher du doigt ?
Tu me manques comme ce dont je peux me passer.
Tu me manques comme ce que je ne veux pas oublier.
Peut-on manquer de ce qu'on n'a jamais eu ?
Peut-on posséder entièrement quelque chose qui nous a manqué rien qu'une fois ?
Peut-on vraiment savoir ce qu'on désire sans l'avoir obtenu ?
Peut-on vraiment désirer quelque chose qu'on a déjà obtenu ?
Peut-on se forcer à oublier quelque chose ?
Peut-on se forcer à ne pas oublier ?
Peut-on manquer de tout sans exagérer ?
Peut-on ne manquer de rien sans mentir ?
Peut-on faire en sorte de manquer à quelqu'un ?
Peut-on se manquer à soi-même ?
Peu importe :
Toi, tu me manques.
10 oct. 2005
(attention morceaux d'auto-complainte)
Dans ma vie, aucune fille ne m'a jamais dit "je t'aime"
Sauf une, qui a eu une façon étrange de me le dire. Elle ne m'a rien dit sur le coup, mais peu après, elle m'a dit "je t'ai aimé pendant 7 jours et demi".
7 jours et demi.
Que se passe-t-il pendant 7 jours et demi ?
Que s'est-il passé à la moitié du huitième jour ?
De plus, ce furent sept jours et demi pendant lesquels nous ne nous sommes ni vus ni parlé.
Alors quoi ?
Je ne le saurais probablement jamais.
Mais elle m'a aimé vraiment, je crois.
Ce week-end, une fille m'a dit : "tu es plus vivable qu'avant".
Compliment agréable et engageant, qui m'a aussi fait comprendre qu'avant, je n'étais pas vivable.
Qui étais-je ? Suis-je vivable aujourd'hui, ou seulement "plus vivable" ?
J'ai besoin qu'on m'aime.
Je pars loin d'ici.
Je suis loin de vous.
Vous ne m'avez pas vu m'éloigner.
Vous ne cherchez pas à me retenir.
Je me sens tellement seul.
Je me sens tellement mieux.
Comme un gros poids qui me tombe dessus, d'un coup.
Comme si j'avais cru être malheureux, mais on moins que quelqu'un compatissait à mon malheur,
Comme si en fait ce malheur mesquin n'émeuvait personne.
Je suis vieux.
J'ai besoin qu'on m'écoute et qu'on me soutienne lorsque je ne vais pas bien.
J'ai besoin qu'on me parle et qu'on s'amuse avec moi lorsque je vais bien.
Des gens tournent autour de moi, mais ils ne me voient pas.
Des gens qui aiment autour,
Seulement du vent dedans.
Etre seul, c'est aussi se rendre compte que personne ne souffre avec nous. C'est cela, être seul au milieu de la foule.
Dans la rue, parfois, des filles me regardent et pouffent entre elles. Est-ce qu'elles se moquent de moi, ou est-ce qu'elles me trouvent mignon ?
Ou est-ce que, plus probablement, elles ont vu quelque chose à côté de moi ?
Etre un perdant, ce n'est pas avoir moins que les autres, c'est vouloir ce que l'on aura pas.
Et si je passais de perdant à solitaire ?
7 jours et demi qui font une différence.
7 jours et demi qui comptent.
7 jours et demi pour rattraper une vie.
7 jours et demi pour regretter une envie.
Dans ma vie, aucune fille ne m'a jamais dit "je t'aime"
Sauf une, qui a eu une façon étrange de me le dire. Elle ne m'a rien dit sur le coup, mais peu après, elle m'a dit "je t'ai aimé pendant 7 jours et demi".
7 jours et demi.
Que se passe-t-il pendant 7 jours et demi ?
Que s'est-il passé à la moitié du huitième jour ?
De plus, ce furent sept jours et demi pendant lesquels nous ne nous sommes ni vus ni parlé.
Alors quoi ?
Je ne le saurais probablement jamais.
Mais elle m'a aimé vraiment, je crois.
Ce week-end, une fille m'a dit : "tu es plus vivable qu'avant".
Compliment agréable et engageant, qui m'a aussi fait comprendre qu'avant, je n'étais pas vivable.
Qui étais-je ? Suis-je vivable aujourd'hui, ou seulement "plus vivable" ?
J'ai besoin qu'on m'aime.
Je pars loin d'ici.
Je suis loin de vous.
Vous ne m'avez pas vu m'éloigner.
Vous ne cherchez pas à me retenir.
Je me sens tellement seul.
Je me sens tellement mieux.
Comme un gros poids qui me tombe dessus, d'un coup.
Comme si j'avais cru être malheureux, mais on moins que quelqu'un compatissait à mon malheur,
Comme si en fait ce malheur mesquin n'émeuvait personne.
Je suis vieux.
J'ai besoin qu'on m'écoute et qu'on me soutienne lorsque je ne vais pas bien.
J'ai besoin qu'on me parle et qu'on s'amuse avec moi lorsque je vais bien.
Des gens tournent autour de moi, mais ils ne me voient pas.
Des gens qui aiment autour,
Seulement du vent dedans.
Etre seul, c'est aussi se rendre compte que personne ne souffre avec nous. C'est cela, être seul au milieu de la foule.
Dans la rue, parfois, des filles me regardent et pouffent entre elles. Est-ce qu'elles se moquent de moi, ou est-ce qu'elles me trouvent mignon ?
Ou est-ce que, plus probablement, elles ont vu quelque chose à côté de moi ?
Etre un perdant, ce n'est pas avoir moins que les autres, c'est vouloir ce que l'on aura pas.
Et si je passais de perdant à solitaire ?
7 jours et demi qui font une différence.
7 jours et demi qui comptent.
7 jours et demi pour rattraper une vie.
7 jours et demi pour regretter une envie.
28 sept. 2005
Ecrasé
Perdu
Volontaire, pourtant
un soldat qui sort de sa tranchée pour monter se faire faucher par la mitraille, qu'est-ce qui peut bien traverser son esprit ? A-t-il lui aussi la sensation qu'il a fait le bon choix et qu'enfin il est courageux ?
Envie de ne plus faire de mal
Tellement envie de savoir quoi faire
Je m'étais parfois dit : si je rencontre Dieu, je lui demanderai de me donner quelque chose qui me rendrait heureux, et j'avais vraiment tort.
Donne un poisson à un homme, ou apprends lui à pêcher ?
Si Dieu arrive ce soir, je lui demanderai : dis-moi comment faire pour ne plus faire de mal à ceux que j'aime et à ceux qui m'aiment.
Des bras, fins, chauds, qui m'enserrent et m'enlacent
Des mains, fines, chaudes, qui se déplacent par minuscules sauts dans le creux de mon dos
Des cheveux, fins, chauds, au parfum des blés humides carressés par le soleil d'été après l'averse, qui se perdent autour de mon visage
Des lèvres, fines, chaudes, que je sens à peine frémir au contact de ma nuque
Je suis fou
Tous les hommes sont fous
Et ça n'est pas une excuse
Je te demande pardon
Tous les hommes demandent pardon
Et ça n'est pas une excuse
L'organe dont on se sert le plus est sans doute le coeur, car c'est celui qui est le plus usé.
Perdu
Volontaire, pourtant
un soldat qui sort de sa tranchée pour monter se faire faucher par la mitraille, qu'est-ce qui peut bien traverser son esprit ? A-t-il lui aussi la sensation qu'il a fait le bon choix et qu'enfin il est courageux ?
Envie de ne plus faire de mal
Tellement envie de savoir quoi faire
Je m'étais parfois dit : si je rencontre Dieu, je lui demanderai de me donner quelque chose qui me rendrait heureux, et j'avais vraiment tort.
Donne un poisson à un homme, ou apprends lui à pêcher ?
Si Dieu arrive ce soir, je lui demanderai : dis-moi comment faire pour ne plus faire de mal à ceux que j'aime et à ceux qui m'aiment.
Des bras, fins, chauds, qui m'enserrent et m'enlacent
Des mains, fines, chaudes, qui se déplacent par minuscules sauts dans le creux de mon dos
Des cheveux, fins, chauds, au parfum des blés humides carressés par le soleil d'été après l'averse, qui se perdent autour de mon visage
Des lèvres, fines, chaudes, que je sens à peine frémir au contact de ma nuque
Je suis fou
Tous les hommes sont fous
Et ça n'est pas une excuse
Je te demande pardon
Tous les hommes demandent pardon
Et ça n'est pas une excuse
L'organe dont on se sert le plus est sans doute le coeur, car c'est celui qui est le plus usé.
13 sept. 2005
(enfin blogspot se décide à marcher !)
Beaucoup de choses ont pimenté ma vie, ces dernières semaines. Et cette accélération, je l'ai provoquée. Cela n'est pas parce que je suis courageux, non, c'est car j'en avais assez, je ne supportais plus cette attente, je ne pouvais plus encaisser le Silence.
Qu'ai-je fait ?
Je me suis réconcilié avec mon propre corps. Cela m'a demandé beaucoup d'efforts, mais j'y suis parvenu.
J'ai affronté mes parents la tête haute, je leur ai dit stop, j'ai dit stop à l'ignorance, stop au racisme, stop à l'intolérance, j'y ai perdu des plumes, mais je m'en suis plutôt bien sorti.
J'ai prouvé à moi-même que j'étais beau en parvenant, pour la première fois de ma vie, à séduire une jeune femme. Je l'ai fait pour rien, je ne voulais rien en faire, je voulais juste savoir si j'en étais capable, et j'en suis capable.
J'ai essayé de me faire peur pour provoquer en moi une réaction, j'ai couru, j'ai sauté, j'ai jeûné, j'ai sué, je me suis fait mal, et j'ai tenu bon.
Et, fort de tout cela, parce que je me sentais prêt, parce qu'enfin je n'avais plus peur de ma médiocrité, j'ai été la voir.
Une première fois, j'ai parlé avec elle, plus vite, plus loin, plus vrai, et j'en ai retiré un grand doute, l'impression que la balle était dans mon camp, que c'était à moi d'y aller, c'était à moi de réussir, c'était à moi d'échouer.
Et puis je me suis dit que j'avais changé, que j'étais un meilleur moi.
J'ai éprouvé de nombreuses difficultés, je me suis fait une raison, j'ai tremblé, j'ai pleuré, et j'ai été quand même plus loin, j'y suis retourné, j'ai rassemblé mon courage et j'ai cherché à savoir qui j'étais. Je suis retourné la voir.
Et, dans le chaos et la confusion, dans le silence et le fracas, dans l'acte et dans l'impuissance, j'ai eu une forme de réponse.
Je ne suis pas un amoureux transi.
Je ne suis pas un gentil garçon en train d'attendre en geignant qu'on le reconnaisse enfin à sa juste valeur.
Je suis un égoïste, je suis un salaud qui a abusé de la gentillesse d'une fille formidable, un type incapable de lui donner ce qu'elle attend, je ne vaux pas mieux que tous ceux qui lui ont fait tant de mal il y a quelques mois.
Je suis comme eux, je prends et je n'arrive pas à donner.
Aujourd'hui, je comprends mieux mes sentiments, mes erreurs, mes faux espoirs, et pourtant je ne sais toujours pas quoi faire.
La lâcher, et partir ?
Changer encore, trouver un moyen de maigrir encore, d'être plus viril, moins lâche ?
J'ai progressé dans ce que je sais d'elle et de moi, dans ce que je sais de ses envies et des miennes.
Mais je n'ai toujours pas la solution.
Je ne sais toujours pas comment briser ses longs silences mélancoliques le regard perdu dans le vide.
Si je savais qui elle attend, je pourrais peut-être changer pour être celui-là ; mais en aurais-je seulement le courage ?
En aurais-je seulement les moyens ?
Seulement j'en aurais envie.
Mais l'envie ne suffit pas toujours.
Beaucoup de choses ont pimenté ma vie, ces dernières semaines. Et cette accélération, je l'ai provoquée. Cela n'est pas parce que je suis courageux, non, c'est car j'en avais assez, je ne supportais plus cette attente, je ne pouvais plus encaisser le Silence.
Qu'ai-je fait ?
Je me suis réconcilié avec mon propre corps. Cela m'a demandé beaucoup d'efforts, mais j'y suis parvenu.
J'ai affronté mes parents la tête haute, je leur ai dit stop, j'ai dit stop à l'ignorance, stop au racisme, stop à l'intolérance, j'y ai perdu des plumes, mais je m'en suis plutôt bien sorti.
J'ai prouvé à moi-même que j'étais beau en parvenant, pour la première fois de ma vie, à séduire une jeune femme. Je l'ai fait pour rien, je ne voulais rien en faire, je voulais juste savoir si j'en étais capable, et j'en suis capable.
J'ai essayé de me faire peur pour provoquer en moi une réaction, j'ai couru, j'ai sauté, j'ai jeûné, j'ai sué, je me suis fait mal, et j'ai tenu bon.
Et, fort de tout cela, parce que je me sentais prêt, parce qu'enfin je n'avais plus peur de ma médiocrité, j'ai été la voir.
Une première fois, j'ai parlé avec elle, plus vite, plus loin, plus vrai, et j'en ai retiré un grand doute, l'impression que la balle était dans mon camp, que c'était à moi d'y aller, c'était à moi de réussir, c'était à moi d'échouer.
Et puis je me suis dit que j'avais changé, que j'étais un meilleur moi.
J'ai éprouvé de nombreuses difficultés, je me suis fait une raison, j'ai tremblé, j'ai pleuré, et j'ai été quand même plus loin, j'y suis retourné, j'ai rassemblé mon courage et j'ai cherché à savoir qui j'étais. Je suis retourné la voir.
Et, dans le chaos et la confusion, dans le silence et le fracas, dans l'acte et dans l'impuissance, j'ai eu une forme de réponse.
Je ne suis pas un amoureux transi.
Je ne suis pas un gentil garçon en train d'attendre en geignant qu'on le reconnaisse enfin à sa juste valeur.
Je suis un égoïste, je suis un salaud qui a abusé de la gentillesse d'une fille formidable, un type incapable de lui donner ce qu'elle attend, je ne vaux pas mieux que tous ceux qui lui ont fait tant de mal il y a quelques mois.
Je suis comme eux, je prends et je n'arrive pas à donner.
Aujourd'hui, je comprends mieux mes sentiments, mes erreurs, mes faux espoirs, et pourtant je ne sais toujours pas quoi faire.
La lâcher, et partir ?
Changer encore, trouver un moyen de maigrir encore, d'être plus viril, moins lâche ?
J'ai progressé dans ce que je sais d'elle et de moi, dans ce que je sais de ses envies et des miennes.
Mais je n'ai toujours pas la solution.
Je ne sais toujours pas comment briser ses longs silences mélancoliques le regard perdu dans le vide.
Si je savais qui elle attend, je pourrais peut-être changer pour être celui-là ; mais en aurais-je seulement le courage ?
En aurais-je seulement les moyens ?
Seulement j'en aurais envie.
Mais l'envie ne suffit pas toujours.
15 août 2005
Je pourrais être quelqu'un d'autre
Et ne jamais être des vôtres.
Histoire de pas mourir idiot,
Histoire de m'faire une autre peau,
Je pourrais n'pas avoir vécu
tous les pires moments de ma vie.
Je pourrais n'avoir jamais vu
Que les vagues d'une autre rive.
Seulement voilà, je suis moi.
Seulement voilà, je suis las.
Avec c'que nous avons en poche
Tentons d'avoir une vie moins moche.
Avec c'que nous avons dans l'coeur
Tentons de construire notre bonheur.
Fini d'écouter le silence,
De prendre mon mal en patience.
Dis, est-ce que je me joue de toi ?
Ou est-ce que tu joues de moi ?
Peu importe, c'est l'jeu qu'il me faut ;
Je jouerai même avec ma vie.
Parce que même ton silence est beau
Je me sens bien tel que je suis.
Et ne jamais être des vôtres.
Histoire de pas mourir idiot,
Histoire de m'faire une autre peau,
Je pourrais n'pas avoir vécu
tous les pires moments de ma vie.
Je pourrais n'avoir jamais vu
Que les vagues d'une autre rive.
Seulement voilà, je suis moi.
Seulement voilà, je suis las.
Avec c'que nous avons en poche
Tentons d'avoir une vie moins moche.
Avec c'que nous avons dans l'coeur
Tentons de construire notre bonheur.
Fini d'écouter le silence,
De prendre mon mal en patience.
Dis, est-ce que je me joue de toi ?
Ou est-ce que tu joues de moi ?
Peu importe, c'est l'jeu qu'il me faut ;
Je jouerai même avec ma vie.
Parce que même ton silence est beau
Je me sens bien tel que je suis.
4 août 2005
27 juil. 2005
Jingle.
Musique, accroche.
Quinze secondes pour vendre.
Les gens se présentent. Une fille, un garçon. Rencontre.
L'amour est un jeu (presque) gratuit dans obligation d'achat (ou presque).
Echange deux barils X contre un beau garçon Y.
Pour être heureux, il faut prendre des risques ; La maison ne fait pas crédit, la maison n'accepte pas les chèques. Etre beau maintenant, plaire ici, ou nulle part à jamais. Coupon de réduction à la caisse.
Parfois, on fait un achat. On ne peut pas toujours se contenter de lèche-vitrines.
Pour un temps, tout se passe bien. Lot de 2 ne peut être vendu séparément. Nocturne le samedi.
Néanmoins, pour tout le monde, le temps passe. Date de péremption dépassée. Pas de garantie satisfait ou remboursé. Liquidation totale : tout doit disparaître.
Il faut passer à la caisse.
Solitude des grands magasins.
Alors on cherche encore, on croit encore pouvoir tirer le gros lot, la super promo.
Le temps a passé. Le monde a changé. En pire. Aimer, ce n'est plus faire un choix entre des marques et des produits, c'est devenu trouver le chemin vers la survie. On n'achète plus pour se faire plaisir, on achète pour ne pas crever.
L'apparence, pour masquer le fond, doit se faire plus bruyante, plus colorée, plus assomante. Toujours plus de pub en tête de gondole. Tromperie sur la marchandise ou dumping : tous les coups sont permis.
Les produits sont tous les mêmes d'un magasin à l'autre. Même le pepsi est du coca. Les soldes n'attirent plus grand monde.
Dans les hypermarchés bétonnés, on achète vite et rien.
Un prince charmant ? Aujourd'hui ? Dans la limite des stocks disponibles, voir conditions en magasin, image non contractuelle : le contenu peut varier par rapport à l'emballage.
Cela fait bien longtemps que le caddie de la ménagère est vide.
Cela fait bien longtemps que le dernier prince charmant est mort.
Musique, accroche.
Quinze secondes pour vendre.
Les gens se présentent. Une fille, un garçon. Rencontre.
L'amour est un jeu (presque) gratuit dans obligation d'achat (ou presque).
Echange deux barils X contre un beau garçon Y.
Pour être heureux, il faut prendre des risques ; La maison ne fait pas crédit, la maison n'accepte pas les chèques. Etre beau maintenant, plaire ici, ou nulle part à jamais. Coupon de réduction à la caisse.
Parfois, on fait un achat. On ne peut pas toujours se contenter de lèche-vitrines.
Pour un temps, tout se passe bien. Lot de 2 ne peut être vendu séparément. Nocturne le samedi.
Néanmoins, pour tout le monde, le temps passe. Date de péremption dépassée. Pas de garantie satisfait ou remboursé. Liquidation totale : tout doit disparaître.
Il faut passer à la caisse.
Solitude des grands magasins.
Alors on cherche encore, on croit encore pouvoir tirer le gros lot, la super promo.
Le temps a passé. Le monde a changé. En pire. Aimer, ce n'est plus faire un choix entre des marques et des produits, c'est devenu trouver le chemin vers la survie. On n'achète plus pour se faire plaisir, on achète pour ne pas crever.
L'apparence, pour masquer le fond, doit se faire plus bruyante, plus colorée, plus assomante. Toujours plus de pub en tête de gondole. Tromperie sur la marchandise ou dumping : tous les coups sont permis.
Les produits sont tous les mêmes d'un magasin à l'autre. Même le pepsi est du coca. Les soldes n'attirent plus grand monde.
Dans les hypermarchés bétonnés, on achète vite et rien.
Un prince charmant ? Aujourd'hui ? Dans la limite des stocks disponibles, voir conditions en magasin, image non contractuelle : le contenu peut varier par rapport à l'emballage.
Cela fait bien longtemps que le caddie de la ménagère est vide.
Cela fait bien longtemps que le dernier prince charmant est mort.
3 juil. 2005
Ta voix.
Ta jolie voix claire et cristalline.
La voie que tu t'es choisie, la voie vers le bonheur, la voie vers toi.
Quand tu chantes pour toi, pour les autres, tu chantes aussi pour moi.
La voix aigüe.
La voie rapide, la voix des anges, de vive voix.
La voix intérieure, celle dont tu te sers parfois pour me parler de toi.
Petit voyage, par voie maritime, voie d'eau, voie lactée, inondation de soleil. Liberté, légéreté, bonheur.
La voie des airs.
La voix grave.
La voie interdite, la voix des morts, la voix brisée.
La voix muette, ton extinction de voix parfois pour me parler de nous.
Grand voyage, par voie ferrée, voie à sens unique, en voie de disparition, voie toute tracée vers le rien. Solitude, doute, peur.
La voie désert.
Encore envie d'éclats de voix, d'éclats de rire, d'éclats de toi.
Le temps n'est pas encore venu de me taire.
Et bien moi, je te vois.
Tu vois ?
Ta jolie voix claire et cristalline.
La voie que tu t'es choisie, la voie vers le bonheur, la voie vers toi.
Quand tu chantes pour toi, pour les autres, tu chantes aussi pour moi.
La voix aigüe.
La voie rapide, la voix des anges, de vive voix.
La voix intérieure, celle dont tu te sers parfois pour me parler de toi.
Petit voyage, par voie maritime, voie d'eau, voie lactée, inondation de soleil. Liberté, légéreté, bonheur.
La voie des airs.
La voix grave.
La voie interdite, la voix des morts, la voix brisée.
La voix muette, ton extinction de voix parfois pour me parler de nous.
Grand voyage, par voie ferrée, voie à sens unique, en voie de disparition, voie toute tracée vers le rien. Solitude, doute, peur.
La voie désert.
Encore envie d'éclats de voix, d'éclats de rire, d'éclats de toi.
Le temps n'est pas encore venu de me taire.
Et bien moi, je te vois.
Tu vois ?
12 juin 2005
Par moments, je vois ce monde de loin.
Peut-être que mon regard recule, il se place derrière mes yeux, puis derrière mon cerveau, ma tête, et part, loin, là où tout paraît extrèmement petit, là rien n'est grave, rien n'est trop important.
Dans ces moments, rien ne me touche, rien ne dure, tout n'est que brève et inutile agitation de fourmis insignifiantes.
Il y a quelque chose de beau dans ces mouvements de minuscules insectes ; enfant je passais parfois des heures à détailler les fourmilières à la façon d'un ancien Dieu bienveillant. Je me disais que si un sinistre arrivait à la fourmilière, là, sous mes yeux, je sauverai alors les pauvres animaux comme une divinité surgie de nulle part. Et puis lorsque j'étais lassé, je partais regarder ailleurs, laissant mes anciens disciples à leur triste sort. Peut-être est-ce ainsi que le vrai Dieu agit lui aussi.
L'autre jour, j'ai observé un couple de cette façon ; je les ai regardés de loin, détaché. Curieusement, malgré tout ce que j'aurais dû éprouver, malgré le fait qu'elle est la fille que j'aime, qu'il est celui qu'elle aime, je les ai trouvé beaux, là, tous les deux, à sourire, à bouger ensemble, à échanger de fugaces regards, oui, j'ai trouvé qu'ils formaient un bel ensemble de vie. Je me suis senti si loin d'eux, si étranger, je n'avais vraiment pas le droit de prétendre toucher à ça, changer ça, avoir la moindre influence sur ça. Je peux simplement les regarder.
S'il leur arrive une catastrophe, est-ce que je serai le Dieu bienveillant qui les sauvera d'une pichenette ?
Si j'en avais le pouvoir, je crois que je le serais.
Peut-être que mon regard recule, il se place derrière mes yeux, puis derrière mon cerveau, ma tête, et part, loin, là où tout paraît extrèmement petit, là rien n'est grave, rien n'est trop important.
Dans ces moments, rien ne me touche, rien ne dure, tout n'est que brève et inutile agitation de fourmis insignifiantes.
Il y a quelque chose de beau dans ces mouvements de minuscules insectes ; enfant je passais parfois des heures à détailler les fourmilières à la façon d'un ancien Dieu bienveillant. Je me disais que si un sinistre arrivait à la fourmilière, là, sous mes yeux, je sauverai alors les pauvres animaux comme une divinité surgie de nulle part. Et puis lorsque j'étais lassé, je partais regarder ailleurs, laissant mes anciens disciples à leur triste sort. Peut-être est-ce ainsi que le vrai Dieu agit lui aussi.
L'autre jour, j'ai observé un couple de cette façon ; je les ai regardés de loin, détaché. Curieusement, malgré tout ce que j'aurais dû éprouver, malgré le fait qu'elle est la fille que j'aime, qu'il est celui qu'elle aime, je les ai trouvé beaux, là, tous les deux, à sourire, à bouger ensemble, à échanger de fugaces regards, oui, j'ai trouvé qu'ils formaient un bel ensemble de vie. Je me suis senti si loin d'eux, si étranger, je n'avais vraiment pas le droit de prétendre toucher à ça, changer ça, avoir la moindre influence sur ça. Je peux simplement les regarder.
S'il leur arrive une catastrophe, est-ce que je serai le Dieu bienveillant qui les sauvera d'une pichenette ?
Si j'en avais le pouvoir, je crois que je le serais.
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